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Bonheur au travail et reconnaissance ?

 

Serions-nous les sous-doués de la reconnaissance !

100% des études démontrent que les salariés ne se sentent pas suffisamment reconnus !

Pourtant le bonheur passe par la reconnaissance.

J’ai toujours été frappé par le fait que nous sommes, en France notamment, des sous-doués de la reconnaissance. Reconnaitre. Serait-il vulgaire ? Est-ce un signe extérieur de faiblesse ? “Mon collaborateur a atteint ses objectifs, il a fait son job. Je ne vais pas le féliciter quand même ! Il est payé pour ça. Par contre, si il commet une erreur ou si il est en deçà des objectifs, alors là…”

En fait, je crois que cette lacune managériale remonte à l’école primaire. Déjà tout petits, nos parents se focalisaient sur les mauvaises notes. “Quoi ! tu as eu 6 en dessin et 7 en espagnol ! Oui mais j’ai 15 en maths et 16 en français et 14 en Anglais…” Pourquoi dans un feed-back commencer par le négatif ! Ensuite, nous avons obtenus des diplômes. Et comment faisions nous pour obtenir le précieux parchemin ? En préparant une enveloppe dûment timbrée et pré-adressée que nous déposions à la mairie. Puis quelques semaines après nous recevions le sésame. Très enthousiasmant !

Célébrer les succès en public, garder les réprimandes en privé

En entreprise nous retrouvons trop souvent le même scénario. Peu ou pas de reconnaissance. L’atteinte des objectifs n’est que rarement célébrée. Pourtant en période de crise la célébration des succès devrait être un moment fédérateur. Ne parlons pas des entretiens annuels. Certes, ils sont désormais souvent réalisés mais combien sont réellement utiles, utilisés et exploitables ? Reconnaitre est un acte managérial réalisable par tous. Souvent rapide, toujours gratuit et sincère. Cela, depuis le Dirigeant jusqu’aux managers en passant par l’équipe de Directeurs.  Mais comment le manager d’une équipe peut-il développer l’engagement par la reconnaissance ? Voici une règle simple de management que je vous propose d’utiliser : Reconnaitre le travail accompli ou les succès en public et garder les réprimandes pour le tête à tête.

Reconnaitre = apporter de l’énergie !

Reconnaitre n’est pas réduire le niveau d’exigence envers ses collaborateurs. Bien au contraire. Plus le niveau d’exigence est élevé, plus on a besoin d’énergie et de d’engagement. Et donc de reconnaissance car elle est est un formidable producteur d’énergie. Obtenir un “merci pour le travail accompli” est un geste tant attendu. Quand on interroge, (on s’interroge) des salariés sur ce qui les  motivent réellement, et je parle là le la motivation intrinsèque (telle que Daniel Pink l’a décrit, La vérité sur ce qui nous motive), on note que la recherche de la reconnaissance des personnes qui comptent réellement pour nous, est une source d’engagement et de stimulation.

Récemment chez un sous-traitant du secteur Automotive, dans une partie de l’entreprise, des  managers en production étaient plutôt désengagés. Malgré leurs efforts, ils ne parvenaient pas à atteindre les objectifs fixés. Les restitutions des résultats commençaient toujours par le négatif,  par les fameuses mauvaises notes ! Les efforts n’étaient pas reconnus et les suggestions peu écoutées. Les réunions étaient exclusivement consacrées à la résolution de problèmes techniques. Avec les happyculteurs de Vivement lundi, avons accompagné les Dirigeants dans la mise en place d’un nouveau mode de feed-back. Plutôt que de commencer par le négatif, les Directeurs mettaient en avant les petits succès et les efforts réalisés. Ensuite, ils incitaient les managers à proposer leurs propres solutions. Ces derniers étaient plus engagés à réaliser les actions qu’ils avaient eux-mêmes proposées ! Cette approche par les petits pas a développé la confiance et restauré un niveau d’engagement plus élevé (Evalué par un baromètre mensuel).

En cas de retard ou d’échec, la bonne question à poser n’est pas : “Pourquoi es-tu en retard !” Cela focalise la réflexion sur le passé et l’erreur. Mais : “Comment peux-tu faire pour avancer et éviter que cela ne se reproduise ?” Ce qui compte, c’est l’avenir. Ce que le collaborateur va faire demain. Inversement en cas de succès la bonne question est : “Bravo pour ce succès et pourquoi as-tu obtenu ce succès ?” Cela permet de décrypter la recette, les facteurs qui ont permis de l’obtenir. Et par là même d’être en capacité à le reproduire.

Et qu’allez-vous faire la semaine prochaine, en début d’année pour développer la reconnaissance ? Vivement lundi 4 janvier !

C’est ici le 2ème article d’une série de 11, consacrée aux 11 leviers du plaisir et de l’engagement au travail recensés par les happyculteurs de Vivementlundi.com

Que cette année 2016 vous soit douce comme du miel.

La reconnaissance à la mémoire courte. (Benjamin Constant)

2 commentaires

  1. jordane Says :
    Posted on 23 décembre 2016 at 22 h 36 min

    Merci pour cet article que je partage tout de suite !

  2. Plaisir au travail : 10 facteurs importants | L'Aparté Digital Says :
    Posted on 25 octobre 2018 at 11 h 19 min

    […] Basé sur le travail de vivementlundi.com […]

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